PUBLICATIONS

Ouvrages

2018, Les mondes du bal, Presses Universitaires de Paris Ouest, Coll. Ethnographies plurielles, à paraître.

2017, Le goût du corps, Paris, Mercure de France.

2013, L’enseignement des danses du monde et des danses traditionnelles , avec Djakouane A. Nicolas-Daniel M., Paris, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 233 p.

2012, Les audaces du tango. Petites variations sur la danse et la sensualité, Paris, Editions Transboréal, 89 p.

2012, Le Menestrel Sara et al., Des vies en musique. Parcours d'artistes, mobilités, transformations, Paris, Hermann, 313 p.

2008, Tango Le couple, le bal et la scène, Paris, Autrement, 154 p. (lien vers la recension de Liens sociaux)

2005, Sociologie des danses de couple. Une pratique entre résurgence et folklorisation, Paris, L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 364 p.

1998, Le tango argentin en France, Paris, Anthropos, Coll. Anthropologie de la danse, 180 p. (lien vers la recension de Ramon Pelinski)

 

Parties d’ouvrages à comité scientifique

2017, "Opérateurs culturels et touristiques en région Centre Val de Loire : quels écosystèmes numériques ?", Université de Tours, Natour, 35 p., à paraître.

2017, « L’espace de relation dans le tango : modernité ou folklore ? » in Kailuweit, Rolf (ed.): TangoMedia, Freiburg: Rombach , sous presse.

2016, "Patrimonialisation de la danse tango : une "tradition" au prisme de sa déterritorialisation", Autrepart, 2016/2, n°78-79, p. 145-162.

2016, avec Djakouane Aurélien « Les métiers du patrimoine à l’épreuve de la recherche : mutations et perspectives », in Hottin Christian et Voisenat Claudine, Le tournant patrimonial. Mutations contemporaines des métiers du patrimoine, Paris, Editions de la Maison des sciences de l’homme, p. 89-116.

2014, « "Faire l’homme" ou "être un homme" en danse : la mixité à l’épreuve de l’hégémonie masculine », in Ayral Sylvie et Raibaud Yves (dir.), Pour en finir avec la fabrique des garçons, Vol. 2 : Sport, loisirs, culture. Bordeaux, MSHA, p. 95-109.

2014, avec Rolf Kaluweit, « L’addiction au tango vue de Buenos Aires. Les reconversions d’amateurs expatriés », in Migration et Identité, Thomas Klinkert (dir.), Freiburg, Rombach Verlag, p. 47-62.

2012, « L’omniprésence des sexes dans le champ de la danse : effacement ou soulignement ? », in Le genre à l'œuvre, vol. 3, sous la direction de Melody Jan-Ré, Paris, L'Harmattan, p. 11-25.

2012, « Du milonguero au professeur : l'invention d'un métier », in Des vies en musique. Parcours d'artistes, mobilités, transformations, Sara Le Menestrel et al., Paris, Hermann, p. 177-204.

2012, « L’entre deux "argentin" du tango », in Kailuweit R., Di Tullio Angela (dir.),El español rioplatense, Université de Freiburg/Emece Editores,  Buenos Aires, p. 285-303.

2011, « Les métamorphoses d’un havane noir et juteux… Comment la danse tango se fait "argentine" », in Volume ! n°8-1, pp. 41-67.

2010, « Des nuits à danser. Passion ou décentrement », in Joyal France (dir.), Tango sans frontières, Québec, Presses de l'Université du Québec, p. 81-113.

2009, « L’hétérosexualité et les danses de couple », in Deschamps Catherine, Gaissad Laurent, Taraud Christelle (dir.), Hétéros. Discours, lieux, pratiques, Paris, EPEL Editions, p. 99-117.

2009, avec A. Djakouane, « La transmission à l’épreuve de l’enseignement : le cas de la danse hip-hop », in Burnau N., Klein A. (dir.), Figures contemporaines de la transmission, Namur, Presse universitaires de Namur, p. 397-416.

2009, « Le plaisir de la danse : des représentations aux propriétés formelles », in Joyal France (dir.), Tango, corps à corps culturel, Québec, Presse Universitaire du Québec, p. 99-117.

2008. "Tango", in Dictionnaire de la danse, Philippe Le Moal (dir.), Paris, Larousse, p. 809-810.

2001, « ¡ Milongueros ! », avec Dorier-Apprill E. et Rodiguez Moreno F., Danses latines. Désir des continents, Dorier-Apprill E. (dir.), Autrement n°207, p. 188-190.

2001, « Les paradoxes du tango », avec Dorier-Apprill E. et Rodiguez Moreno F., Danses latines. Désir des continents, Dorier-Apprill E. (dir.), Autrement n°207, p. 73-79.

2001, « L’attente est-elle un enchantement ? », Danses latines. Désir des continents, Dorier-Apprill E. (dir.), Autrement n°207, p. 73-79.

2001, « Entre imaginaires et réalités, la géographie mouvante des danses « latines », avec Dorier-Apprill E., Danses latines. Désir des continents, Autrement n°207, p. 24-49.

2001, « Des conventillos au studio de danse » avec Dorier-Apprill E. et Rodriguez Moreno F., Danses latines. Désir des continents, Autrement n°207, p. 204-217.

2001, « Jouer pour le bal », Danses latines. Désir des continents, Dorier-Apprill E. (dir.), Autrement n°207, p. 227-237.

2000, «  Le renouveau du tango argentin en France : lieux, réseaux, rituels », in Danses latines et identités, d'une rive à l'autre..., Paris, L'Harmattan, Coll. Logiques sociales, p. 135-150.

1998, Vivre à Brazzaville, avec Dorier-Apprill Elisabeth, Kouvouama Abel, « Chapitre 2 : La musique et la danse, une relation festive », Paris, Karthala, p. 171-202.

 

Articles dans revues à comité de lecture

2017, "Patrimonialisation de la danse tango : une "tradition" au prisme de sa déterritorialisation", Autrepart, sous presse.

2016, "One step beyond. La danse ne circule pas comme la musique ", Géographie et Cultures, N°96, p. 131-150.

2013, « Avoir 20 ans à la Belle de Mai : la Friche… », Les nouveaux horizons de la culture, Faire savoirs N°10 N°10, p. 37-47.

2012, « Dancings parisiens au quotidien : un loisir de seniors », Ethnologie Française, "Le Paris des ethnologues", n°41/3, p. 483-491.

2009, "L'autre corps du tango" in Repères. Cahiers de danse, n°24, novembre 2009, p. 29.

2007, « La notion d’incorporation dans les théories du corps en danse », in Repenser pratique et théorie. Colloque international de recherche en danse, CND/SDHS, Paris, p. 427-433.

2007. « Le sens du portrait », EspacesTemps.net.

2006, « Les trottoirs pistes de bal », Urbanisme, n°349, juillet-août, p. 86-89.

2005, « Le tango, une "musique à danser" à l’épreuve de la reconstruction du bal», in Civilisations, Bruxelles, vol. LIII, 1-2, p. 75-96.

2005,   « Le bal du Julot », in Chimères, Paris, n° 56, p. 145-156.     

2001,  «  Le dancing, un monde de la nuit l’après-midi », Les Annales de la recherche urbaine,  Paris, n ° 87, p. 29-35.

1999, «  La musique et la danse, l'autre couple du tango », Musurgia, vol. VI n°2, Lyon, p. 73-88.

1998, « La danse des bals », Sociétés et représentations, n°7, Paris, p. 369-377.

1987,  « L'approvisionnement urbain de Brazzaville : exemple de l'entreprise individuelle d'une femme commerçante », in Journées d'études sur Brazzaville, ORSTOM-AGECO, p. 235-241.

 

Rapports d’études

2016, Opérateurs culturels et touristiques en région Centre Val de Loire : quels écosystèmes numériques ? Université François Rabelais, Programme Natour, 30 p.

2016, Les joies du camping au prisme des professionnels de l’hébergement de plein air, Université François Rabelais, Programme Natour, 20 p.

2013, De Mer à l’Océan. L’itinérance des cyclistes en val de Loire, Université François Rabelais, Programme Imagitour, 14 p.

2010, Les métiers du patrimoine et de la recherche, avec Djakouane A. et Fadat M., Paris, Direction générale des patrimoines du Ministère de la culture, 71 p.

2008, L’encadrement professionnel de l’enseignement des danses régionales ou nationales de France et du monde sur le territoire français, avec A. Djakouane, M. Nicolas-Daniel, Paris, Ministère de la Culture, 189 p.

2007, Les conditions de l’encadrement professionnel des pratiques de danse hip-hop, avec A. Djakouane, Paris, Ministère de la Culture, 124 p.

 

Recensions

2007, Duret Pascal, 2007, Le couple face au temps, Paris, Armand Colin, 268 p. Par Christophe Apprill, in Liens-sociaux.org, 24/9/2007.

2006, Monnier Mathilde, Nancy Jean-Luc, 2005, Allitérations. Conversations sur la danse, Paris, Editions Galilée, 149 p. Par Christophe Apprill, in Liens-sociaux.org, 23/3/2006.

 

RESUME DE PUBLICATIONS

2009, « L’hétérosexualité et les danses de couple », in Deschamps Catherine, Gaissad Laurent, Taraud Christelle (dir.), Hétéros. Discours, lieux, pratiques, Paris, EPEL Editions, pp. 97-108. Les danses de couple sont une célébration de l’hétérosexualité. Du début du XIXe siècle à nos jours, ces pratiques s’érigent en système et jouent un rôle central dans la formation matrimoniale. Leur montée en puissance au tournant du XIXe et du XXe siècle est concomitante de l’émergence de la catégorie homosexuelle. Quels liens entretiennent-elles avec les formes modernes de sociabilités homosexuelles qui apparaissent alors ? Les redéfinitions contemporaines de rôles dans ces espaces de relations questionnent aussi bien la normativité hétérosexuelle enracinée dans les techniques de danse que la hiérarchie entre les partenaires.

2009, « La transmission à l’épreuve de l’enseignement : le cas de la danse hip-hop », in Les figures contemporaines de la transmission, in Burnau N., Klein A. (dir.), Figures contemporaines de la transmission, Namur, Presse universitaires de Namur, pp. 397-416. Apparue en France au début des années 1980 dans les quartiers populaires des cités, la danse hip-hop fait aujourd’hui partie des courants reconnus de la danse contemporaine. Son apprentissage était jusqu’ici fondé sur une forme d’autodidaxie privilégiant le partage à l’intérieur du cercle, du groupe et du quartier. Mais, de même que la matière dansée s’est peu à peu transformée pour passer des Battles à la scène, ses modes de transmission ont également subi des recompositions pour faire face à une demande sociale accrue. Le hip-hop, comme la majeure partie des danses régionales et du monde, demeure néanmoins exclue de la législation en vigueur sur l’enseignement de la danse (loi de 1989, art. L. 362. 1 du code de l’éducation). Dans ces conditions, l’enseignement de la danse hip-hop constitue un objet particulièrement intéressant pour discuter les enjeux culturels et institutionnels qui se trament autour des questions liées à la transmission et à l’apprentissage. A travers les débats que suscite la perspective de la création d’un diplôme d’Etat, les conditions d’encadrement dans lesquels se déroulent les cours de danse hip-hop à destination des amateurs offrent un contexte original pour interroger à nouveaux frais la question de la transmission, en mesurant l’écart qui caractérise les représentations des transmetteurs de celles des acteurs culturels, intellectuels et institutionnels.

2009, « Le plaisir de la danse : des représentations aux propriétés formelles », in Joyal France (dir.),Tango et développement personnel, Québec, Presse Universitaire du Québec, pp. 99-117. Analyser les liens entre une pratique corporelle et le développement personnel revient à questionner les propriétés. Cette analyse peut être conduite sur le double terrain des moments de pratique fondés sur l’immersion et sur celui des moments de recherche fondés sur la distanciation. Mais aussi bien du côté des pratiquants que du côté des observants, les représentations constituent un filtre. Se cantonner à une seule étude des représentations, tout comme à la seule présentation de la formulation et des interprétations des acteurs, empêcherait d’accéder à une grande part des processus à  l’œuvre dans la pratique. Je chercherai davantage à distinguer ce qui relève des propriétés formelles et ce qui est de l’ordre des propriétés historiques, en m’inscrivant dans les voies ouvertes en sociologie et anthropologie des pratiques sportives, et en mobilisant ma propre expérience de la pratique.

2009, « L’hétérosexualité et les danses de couple », in Deschamps Catherine, Gaissad Laurent, Taraud Christelle (dir.), Hétéros. Discours, lieux, pratiques, Paris, EPEL Editions, pp. 97-108. Les danses de couple sont une célébration de l’hétérosexualité. Du début du XIXe siècle à nos jours, ces pratiques s’érigent en système et jouent un rôle central dans la formation matrimoniale. Leur montée en puissance au tournant du XIXe et du XXe siècle est concomitante de l’émergence de la catégorie homosexuelle. Quels liens entretiennent-elles avec les formes modernes de sociabilités homosexuelles qui apparaissent alors ? Les redéfinitions contemporaines de rôles dans ces espaces de relations questionnent aussi bien la normativité hétérosexuelle enracinée dans les techniques de danse que la hiérarchie entre les partenaires.

2008, Dictionnaire de la danse, sous la direction de Philippe Le Moal, Paris, Larousse, Entrée : « tango ».

2007, « Le sens du portrait », EspacesTemps.net, 31.01.2007, http://espacestemps.net/ À l’entrée du vieux port de Marseille, le projet Euroméditerranée prévoit la construction du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem) qui accueillera les anciennes collections du Musée National des Arts et Traditions Populaires (Mnatp). Sur son futur emplacement, les gens viennent se promener, pique-niquer, pêcher, flâner. Le musée a voulu rendre compte de la fréquentation de cette promenade « populaire ». Elle a accroché, comme cela se pratique sur les grilles du Luxembourg, des photos grands formats, harnachées par des cordages voyants. Elles figurent une galerie de portraits. On est censé y reconnaître le petit peuple de Marseille, qui aime sa promenade, où il trouve les joies simples des saines distractions : la pêche, etc. Ces portraits expriment le désir naïf de rendre compte de cette population « multiculturelle ».

2006, « Les trottoirs pistes de bal », Urbanisme, n°349, juillet-août, pp. 86-89. Lorsque les beaux jours arrivent, dans la plupart des villes de France, des centaines de personnes se retrouvent en plein air pour pratiquer les danses sociales. Comme l’avait noté M. Mauss en 1934, le bal et les danses enlacées constituent l’une des composantes de la culture d’Europe occidentale, ce que les élus de l’Union Européenne ont retenu puisqu’ils ont illustré d’un couple dansant une brochure tirée à plusieurs milliers d’exemplaires en 2002. Les initiatives associatives qui bricolent leur réinvention sont côtoyées par la volonté des collectivités locales d’utiliser cet imaginaire pour animer l’espace public. Comment les fonctions symboliques de cette culture investissent-ils les trottoirs de la ville ? Et quels sens peut-on attribuer à l’exhibition de la relation intime de la danse dans l’espace public ?

2006, « Le tango, une "musique à danser" à l’épreuve de la reconstruction du bal», in Civilisations, Bruxelles, vol. LIII, 1-2, pp. 75-96. La danse est à l’origine du renouveau contemporain du tango en France. A travers la promotion du bal tango et la reconstruction d’une culture indexées sur la milonga de Buenos Aires, les danseurs ont renouvelé l’approche du genre musical, suscitant la découverte du patrimoine peu connu des années 1940, infléchissant le répertoire des orchestres, développant un entendement musical lié à la danse. Les conditions de cette résurgence, où la danse affirme une prééminence, interrogent les hiérarchies implicites contenues dans le terme « musique à danser ».

2005, Sociologie des danses de couple, Paris, L’Harmattan, Coll. Logiques sociales, 364 p. Absente des objets traditionnels de la sociologie de l’art, ne relevant pas de la sociologie du sport, la danse constitue un point aveugle des sciences sociales. Dans l’aridité de ce Sahel statistique, bibliographique et conceptuel, la place des danses de couple est marginale. Elles représentent pourtant une pratique culturelle fortement ancrée, largement partagée, aux multiples dimensions agissantes : mixité sexuelle, négociation des identités de genre, rituels du bal, processus de transmission, codification, fonctions sociales... Comme lieu de pratique stéréotypé, le bal, selon le sens commun, a connu au xxe siècle un âge d’or, un déclin et un renouveau, scansions d’un régime dont l’analyse montre la relativité. Laissés pour moribond au début des années 1970, danses de couple et bal connaissent depuis de multiples formes de résurgence et de permanence qui empruntent les voies de la folklorisation. Objet d’une reconstruction dans une pluralité de territoires, la culture du bal est instrumentalisée autant par les pouvoirs publics que par le tissu associatif pour composer de nouvelles sociabilités. A la transmission familiale s’est substitué le développement d’écoles de danse, puis, de cours dispensés par des structures polyvalentes et associatives, aujourd’hui majoritaires, qui entretiennent un rapport antagoniste à l’improvisation.

2005, « Le bal du Julot », Chimères, n°56, pp. 145-156. Suite à la lecture du livre de S. Caratini, Les non-dits de l’anthropologie, cet article rompt avec la distanciation de l’enquêteur, et consiste en une plongée réflexive dans les motivations qui m’ont menées à la danse et au bal.

2001, « Des conventillos au studio de danse » avec Dorier-Apprill Elisabeth et Rodriguez Moreno Federico, in Danses latines. Désir des continents, Autrement n°207, pp. 204-217. Cet article analyse les mutations sociales, professionnelles et économiques liées au passage d’une transmission informelle fondée sur l’autodidaxie à un enseignement académique.

2000, « Le dancing, un monde de la nuit l’après-midi », Les Annales de la recherche urbaine, n° 87, pp. 29-35. Dans les grandes villes, le dancing l’après-midi accueille une population de quinquagénaires et de sexagénaires en reconstituant une ambiance nocturne. Ces espaces fermés, qui défient grâce au clair obscur les effets du vieillissement, offrent un lieu de rencontre hors des contraintes conjugales. Pour beaucoup, fréquenter le dancing est un retour au monde des sorties nocturnes de la jeunesse avec ses codes transgressifs et ses rêves d’amour.

2000, «  Le renouveau du tango argentin en France : lieux, réseaux, rituels », in Danses latines et identités, d'une rive à l'autre..., Paris, L'Harmattan, pp. 135-150. Né en Argentine, le tango possède une histoire européenne. C’est à l’initiative des Anglais, qui le décortiquent et le codifient selon les normes sociales de l’entre-deux-guerres, qu’il se transforme pour répondre aux exigences pédagogiques de l’enseignement et aux critères des compétitions de danse. Dans l’espace du bal, il devient l’un des rouages du musette, puis au milieu des années 1960 sombre dans la désuétude qui affecte l’ensemble des danses de couples. Au début des années 1980, il revient sous forme de spectacles, bals et stages qui se développent sous l’impulsion d’une dynamique associative.

2000, avec Dorier-Apprill Elisabeth, «  Ces danses qu’on dit “ latines ”... » in Danses latines et identités, d'une rive à l'autre..., Paris, L'Harmattan, pp. 11-17. Les terminologies qui désignent les danses introduisent un rapport à des territoires ou plus largement à des aires géographiques, et proposent une construction d'identités culturelles et sociales, qui concernent notamment les rapports entre les genres. L'ambiguïté tient aux origines mêmes des danses dites « latines » qui, si elles demeurent redevables d'une influence sud européenne, ne sont pas moins pour l'essentiel des expressions de processus de métissage, nées grâce au voyage triangulaire entre les matrices latines et africaines, et le monde nord occidental.

1999, «  La musique et la danse, l'autre couple du tango », Musurgia, vol. VI, n°2, Lyon, pp. 73-88. A la faveur du renouveau actuel du tango, quelles relations se tissent entre la pratique contemporaine de cette danse et la musique ? Comment celle-ci est-elle interprétée et reçue par les danseurs dans l’espace du bal ? Quels orchestres sont capables d’animer un bal tango ? Quels rapports entretiennent-ils vis-à-vis des standards qui, dans leurs orchestrations des années 1940, sont toujours prisées par les danseurs ?

1998, «  La danse des bals et la recherche », in Sociétés et représentations, n°7, Paris, pp. 369-377. Alors que la danse comme spectacle et comme pratique a connu un renouveau spectaculaire depuis le début des années 1980, elle apparaît considérablement négligée par les sciences sociales. Les silences concernant la danse en général, et la danse des bals en particulier, sont nombreux et récurrents quelles que soient les disciplines.

1998, Le tango argentin en France, Paris, Anthropos, Coll. Anthropologie de la danse, 180 p. Etude de la dynamique associative réticulaire qui a contribué à la résurgence du tango « argentin » en France. A la fin de la dictature, la tournée d’un spectacle, relayée par la diaspora argentine et des passionnés, constitue l’émergence d’un réseau qui se structure dans une dynamique associative. Fondée sur une danse nomade, cette pratique culturelle est analysée sous l’angle des nouvelles sociabilités réticulaires qu’elle génère.

1998,  Vivre à Brazzaville, avec Dorier-Apprill Elisabeth, Kouvouama Abel, Paris, Karthala, 383 p. « Chapitre 2  La musique et la danse : une relation festive ». Approche historique et anthropologique de la sociabilité des bars-dancings, de la rumba congolaise, de la fête et de la musique à Brazzaville (1950-1990).

1998, avec Dorier-Apprill Elisabeth, «  Espaces et lieux du tango, la géographie d'une danse entre mythe et réalité », in Le voyage inachevé, Orstom Editions, Paris, pp. 583-590. Du Japon au Canada, en passant par l'Europe, le tango s'est diffusé dans de nombreux pays. L’imaginaire urbain des porteños  y est véhiculé par des chants hantés par la perte, l'exil et le voyage. Dans sa résurgence contemporaine, le tango dansé réactive un siècle d'histoire faite d'allers et retours transcontinentaux, tandis qu'à Buenos Aires demeure l'opposition entre les confiterias chics du centre ville et les bals populaires des périphéries.